Photolecture : faut-il y croire pour que ça marche ?

La photolecture est la troisième étape d’un processus de lecture en cinq étapes. C’est l’étape de la photographie mentale des pages du document sur lequel vous travaillez. L’objectif de cette étape est d’envoyer toutes les informations contenues dans le livre dans votre non conscient. Comment ? Si c’est un livre, vous  regardez les doubles pages en tournant les pages à raison d’une à deux secondes par page. Toutes les informations qui entrent dans notre champ visuel à une vitesse trop rapide pour qu’on en ait conscience (vous n’avez pas « vu » ou « lu » tous les mots) sont quand même « quelque part », en nous, et plus précisément dans notre partie non consciente.

 



Si vous apprenez à donner à votre non conscient des objectifs précis, il travaillera sur le texte sans que vous en ayez conscience, après cette fameuse étape de photolecture.

Si vous n’avez pas encore décollé le nez de cet article en disant « mais c’est absurde ! On nage en plein délire ! », Il n’est pas impossible que vous soyez quand même un peu sceptique… lorsque j’explique aux gens ce qu’apporte la photographie mentale de page, et en quoi elle prépare le cerveau pour une lecture beaucoup plus efficace, il y a ceux qui sont bluffés, enthousiasmés de constater à quel point les neurosciences peuvent transformer leur quotidien… et ceux qui sont sceptiques, même s’ils aimeraient bien y croire (« lire trois fois plus vite ? »). Les derniers me posent parfois la question suivante : « est-ce qu’il faut y croire pour que ça fonctionne ? » Ce à quoi je réponds que, physiologiquement, nous avons tous la capacité de photolire efficacement et d’obtenir les résultats habituels : vitesse accélérée, plus grande fluidité, implication, concentration, plaisir… J’ajoute que l’humain est cependant capable de mettre en place de formidables mécanismes de sabotage, et qu’il est important de « croire » pour obtenir de bons résultats.

Je m’explique : si quelqu’un se forme en PhotoReading dans l’objectif de prouver que ça ne fonctionne pas … il y a fort à parier qu’effectivement, cela ne fonctionnera pas pour lui. Pourquoi ? Parce qu’il aura – consciemment ou non, d’ailleurs – mis en place des mécanismes de répression ou de blocage pour que ça ne fonctionne pas. De même, j’ai remarqué que les personnes qui viennent en formation avec une confiance absolue en la méthode, mais avec des doutes quant à leur propre capacité à l’acquérir… obtiennent de moins bons résultats que ceux qui ne doutent pas de leurs capacités. Disons que je pense que se mettre une « pression » quant au résultat est contreproductif.

Jusqu’ici, j’avais organisé des formations uniquement auprès de personnes qui s’étaient inscrites à ma formation après avoir été en contact direct avec moi. Elles savaient à quoi s’attendre.

Au mois de mai, j’ai été invitée à faire une formation à l’Institut Universitaire Européen de Florence. C’est l’université qui a organisé le séminaire, et qui a recruté les candidats. J’avais insisté pour qu’ils soient prévenus qu’il ne s’agissait pas d’une méthode de lecture rapide classique, et pour qu’ils se documentent avant de s’inscrire. Tous n’ont pas prêté attention aux recommandations de l’université, et la moitié d’entre eux ne savaient pas qu’ils allaient « photographier mentalement » les pages d’un livre. Je m’en suis aperçu le premier matin : je leur est présenté très brièvement les 5 étapes de la méthode, et le plus naturellement du monde, pour l’étape 3, je leur ai dit (tout en tournant très vite les pages du livre que j’avais entre les mains) « voilà, à l’étape de photolecture, je tourne rapidement les pages du livre, à raison d’une à deux secondes par page… » j’ai levé la tête, et le jeune homme qui était assis en face de moi me fixait, les yeux exorbités, la bouche ouverte… ! Inutile de vous raconter les sueurs froides que j’ai eu en m’apercevant qu’il n’était pas le seul à ne pas être au courant : « ils ne vont pas revenir après la pause… qu’est-ce que je fais ? je ne peux pas les enfermer jusqu’à ce soir, ce serait inhumain ! ». Le jeune homme dont je vous ai parlé plus haut est venu me voir à la fin de la première journée et m’a dit « I trust you »(oui, la formation avait lieu en Italie, et le cours était donné en anglais…), mais son regard illustrait plutôt une lutte acharnée entre l’envie d’avoir confiance, les doutes, et le désarroi le plus total:-). En fait, tout le monde a poursuivi jusqu’à la fin de la formation, et c’est le groupe qui a obtenu les meilleurs résultats en terme de vitesse : au lieu de trois fois plus vite en moyenne, ils ont tous été entre cinq et dix fois plus vite, tout en insistant sur le côté agréable d’une expérience de lecture totalement inédite. Cliquez ici pour en savoir plus sur ces résultats en lisant l’article : Langue étrangère : le PhotoReading permet-il d’aller encore plus vite ?

Cliquez ici pour lire leurs témoignages à la section « vie professionnelle » pour les chercheurs, et « études – scolarité » pour les doctorants.

Je reste convaincue qu’on obtiendra de meilleurs résultats quand c’est ce qu’on s’attend à obtenir, et qu’anticiper un échec est bien souvent le meilleur moyen d’obtenir… l’échec ! J’espère cependant que cet article éclairera au moins en partie la lanterne de ceux qui se demandent s’il faut croire en la photolecture pour que ça fonctionne.

Pour conclure, je pense que la meilleure attitude à adopter pour réussir, en photolecture comme dans tout type d’apprentissage, c’est d’être confiant, aller vers un objectif, avoir des attentes réalistes, faire les exercices sans trop vous attacher aux résultats que vous obtiendrez, vous amuser… et constater ensuite les progrès !

 

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