Langue étrangère : le PhotoReading permet-il d’aller encore plus vite ?

A la fin d’une formation initiale de trois jours, les photolecteurs atteignent leurs objectifs de lecture en moyenne trois fois plus vite qu’avec leur méthode précédente de lecture.

On a également constaté qu’on était toujours plus efficace en PhotoReading lorsqu’on lisait dans sa langue maternelle.

Concernant le sujet de la vitesse de lecture et de la langue, une expérience récente m’a beaucoup questionnée. Il y a quelques semaines, j’étais invitée à donner une formation de trois jours à l’institut universitaire de Florence. J’étais convaincue que ce type de publique, qui est amené à lire en permanence, retirerait à long-terme d’importants bénéfices de cette formation. Je me demandais cependant si ces bénéfices seraient immédiatement visibles, pour les raisons suivantes :

  -       Ce sont de très bons lecteurs qui passent leurs journées à lire. Je supposais qu’ils appliquaient en conséquence intuitivement des « trucs » pour être plus efficients

  -       La langue de l’institut est l’anglais, la bibliothèque contient des livres en anglais… langue qui n’était pas la langue maternelle des étudiants, qui viennent de toute l’Europe. Sachant parfaitement qu’on lit moins vite dans une langue qui n’est pas notre langue maternelle  je pensais avoir de moins bons résultats avec ce groupe en terme de vitesse…

… or les étudiants ont tous multiplié par cinq ou dix leur vitesse de lecture pendant la formation! C’est bien au-dessus de la moyenne habituelle, positionnée à trois.

Ils ont non seulement constaté qu’ils pouvaient extraire l’information qui les intéressait beaucoup plus vite, mais ils ont également témoigné – comme les autres groupes que j’ai formé jusqu’ici - d’un changement total dans leur ressenti pendant la lecture. Ci-dessous une traduction du ressenti qu’ils ont relevé lors de deux tests de lecture :

Début de formation

Fin de formation

Lourdeur
Découragement
Retours en arrière
Est-que j’oublie quelque chose ?
Pression
Flippant
Lent
Oubli
Difficile de traiter l’information
Agréable, mais lent

Bien – Plus de contrôle
Calme
Plus facile
Plus de familiarité
Plus de concentration (+++)
Confiance
Plus rapide
Plus de compréhension
Plus d’implication
Moins de stress
Pas de retours en arrière

Ce sont eux qui l’ont dit !

Vous trouverez les témoignages vidéo des deux français du groupe à la page témoignages de ce site. Pour les témoignages écrits des doctorants et des chercheurs, regardez respectivement dans la rubrique « professionnels » et « étudiants » de cette même page.

J’insiste sur ce dernier point, car il me semble évident que « lire plus vite », si la compréhension et la mémorisation ne suivent pas, et si l’expérience est désagréable, représente très peu d’intérêt.

… mais revenons-en à nos moutons. Les résultats que j’ai obtenus avec ce groupe m’ont vraiment surprise. Il est impossible de faire des statistiques avec un groupe de seulement dix personnes, et la différence relève peut-être d’un pur hasard. J'ai en conséquence noté les caractéristiques principales de ce groupe. Je pense qu’une variable, ou la combinaison de ces variables, a créé ce « cocktail gagnant » d’un groupe entier lisant cinq à dix fois plus vite en seulement trois jours de formation :

 -          Des stagiaires doctorants ou chercheurs en droit, sciences politiques, histoire et sciences sociales… qui lisent énormément

        o     L’enjeu pour eux était absolument crucial – ça joue sur la motivation, qui est un indéniable critère de réussite

        o    Ils avaient tous amené des livres complexes et volumineux – j’ai déjà constaté, dans le cadre de mes lectures personnelles, que je gagne encore plus de temps en appliquant la méthode sur un livre complexe que sur un livre plus simple et aéré, même si je gagne beaucoup de temps sur tous les supports

 -          Des stagiaires qui lisent dans une langue qui n’est pas leur langue maternelle (pour sept d’entre eux sur dix) – j’aurai intuitivement tendance à dire que ce point a probablement fait la plus grosse différence… en effet, le temps passé à lire dans une langue étrangère est considérable. En appliquant la méthode et en allant à l’essentiel, je soupçonne qu’on gagne proportionnellement plus de temps qu’avec sa langue maternelle… même si on lira plus vite le même livre dans sa langue maternelle… vous me suivez ?

Difficile pour moi de confirmer ces hypothèses, car le PhotoReading est encore assez confidentiel et beaucoup de choses restent à expérimenter, mais je vous tiendrai au courant de l’avancée de ma réflexion!

 

 

 

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